Aide à domicile pour le CCAS, elle intervient chaque jour, dimanches et jours fériés inclus, pour aider à la toilette, préparer le repas, assurer les levers et les couchers, gérer parfois les médicaments… «J’adore mon métier, le contact avec les aînés et je suis fière de contribuer à leur bien-être ! »

Mariée et mère de quatre grands enfants (33, 29, 20 et 18 ans, tous encore à la maison), Frédérique jongle avec une vie de famille bien remplie et un métier qui appelle à la fois savoir-faire, dévouement et investissement personnel.
Une profession qui pourtant souffre d’un déficit de reconnaissance, est souvent dévalorisée, mais se révèle plus que jamais indispensable, puisqu’elle est parfois le seul lien entre la personne vieillissante et l’extérieur…

Depuis le début du confinement, les 21 aînés dont elle a la charge n’ont pas trop pâti de la situation. Frédérique poursuit en effet ses visites, avec toutefois un emploi du temps discontinu : «J’essaye d’optimiser au mieux les déplacements et je les appelle au moins une fois par semaine, pour savoir s’ils vont bien, ont besoin de courses, de médicaments… ».

Car en plus de ses missions attitrées, l’aide à domicile sait aussi laisser libre cours à son empathie et, bénévolement, rend ces quelques petits services essentiels à des personnes souvent isolées et fragiles…

«Elles sont conscientes de la situation, mais du fait de leur isolement, ne se rendent pas forcément compte de l’étendue du problème. J’estime qu’il est de mon devoir de ne pas les affoler, en leur expliquant les faits sans en rajouter et en leur évitant de devoir sortir. »
Dotée de masques, de gants et de gel hydroalcoolique par le CCAS, Frédérique assure ne pas éprouver d’angoisses particulières à maintenir ses activités. «De toute manière, il faut y aller, quel que soit le contexte. Les aînés ont trop besoin de nous, pas question de les lâcher maintenant… ».
Pour nos parents, grands-parents, pour tous ceux qui attendent chaque jour votre visite, merci, Madame…