Ils sont ici toute l’année 54 sapeurs-pompiers professionnels et une soixantaine de bénévoles à intervenir 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, sous la houlette du capitaine Jacques Janecka, chef de centre.

Depuis le confinement, la présence des effectifs à la caserne a été réduite de quinze à treize pompiers de garde, «afin d’exposer moins de personnel et de garder des forces pour le long terme, si la situation devait se compliquer», explique le capitaine.
Durant les 24 heures de garde consécutives, il a aussi fallu se résoudre à renoncer aux repas pris ensemble et aux séances de sport collectives, remplacées par des entraînements individuels.

Si l’activité du centre a chuté de 30 %, du fait du confinement, camions et véhicules d’intervention sortent quand même plusieurs fois par jour… et pas seulement pour lutter contre les incendies. Car depuis la pandémie, les pompiers doivent aussi prendre en charge de plus en plus de personnes en détresse respiratoire, sans même savoir s’il s’agit de cas de Covid 19 ou pas.

En lien permanent avec le CHR et le Samu, les spécialistes de l’intervention d’urgence, fidèles à leur réputation d’efficacité et de sang-froid, ne manifestent pourtant pas d’inquiétude particulière : «Nous portons masque et gants lors de chaque intervention, appliquons les gestes-barrières, nos techniques ont été adaptées… ».
Les missions du centre incluent l’évaluation et la prévention des risques de sécurité civile, la préparation des mesures de sauvegarde, l’organisation des moyens de secours, mais aussi la protection des personnes et le secours d’urgence aux victimes d’accidents, de sinistres ou de catastrophes ainsi que leur évacuation.
Autant d’apprentissages patiemment répétés qui permettent à ces hommes et femmes de terrain de faire face, toujours. De sauver des vies, souvent. Et qui méritent le respect et la reconnaissance, et non, faut-il le rappeler, les caillassages, comme celui survenu le 31 mars dernier en Centre-Ville...