J + 15. Voilà plus de deux semaines que le confinement est en vigueur.

Pour certains, la vie continue. Pour d’autres, déjà fragiles, elle est de plus en plus difficile.

Lorsque les revenus de la famille s’amenuisent ou disparaissent, lorsque la débrouille est freinée par la privation de déplacements, vers qui se tourner pour nourrir petits et grands… ?

L’épicerie solidaire du Secours populaire -le Secours pop’, pour les intimes- n’a pas cessé de fonctionner en ces temps de catastrophe sanitaire.

Les mardis, jeudis et vendredis de 14h à 16h, au local de l’allée Chanteclerc, les familles sont toujours accueillies, trouvant ici de quoi se sustenter à moindre coût, qu’elles soient inscrites ou pas. Et elles sont environ 220 à bénéficier de ces prestations, soit quelque mille personnes.

Au service, Estelle, Sarah, Marguerite, Thérèse, Isabelle, René, Serge et Christophe se sont adaptés vaille que vaille à l’ampleur de la crise.

Masques, gants, charlottes pour les cheveux et colis vendus «au carré» (c’est-à-dire en lot, de 7 à 15 € en fonction du contenu) leur permettent, en limitant les risques, de remplir une mission plus que jamais indispensable : venir en aide à toute détresse.

«Les temps ne sont plus aux prérogatives des uns et des autres, martèle Serge Beauchamp. Toutes les associations caritatives sont rassemblées sous un même drapeau, celui de la France solidaire ! ».

Ils sont ainsi une quinzaine de bénévoles âgés de 35 à 72 ans, sur la trentaine habituelle, à avoir maintenu leurs activités en dépit de la pandémie. Transport des marchandises, manutention, préparation des colis, mise en place des rayons le matin, distribution et vente l’après-midi : les bonnes volontés polyvalentes sont toujours les bienvenues, notamment pour appuyer l’équipe du local de Babylone, en attente d’une autorisation d’ouverture par la Préfecture.

Des petites mains au grand cœur, une abnégation qui appelle tous les courages… Bravo.

Épicerie du secours populaire