Article mis à jour mercredi 29 avril :

Depuis l'annonce du Ministre, dimanche 19 avril dernier, l'Ehpad donne la possibilité aux familles de rendre visite à leurs parents, ceci de façon encadrée et sécurisante :  les visites se font sur rendez-vous, avec un maximum de deux visiteurs à la fois.
Un mail de confirmation est envoyé aux visiteurs, avec une charte et un questionnaire de santé à remplir.
Limitée à 45 min, la rencontre s'effectue dans un espace dédié aux visites, spécialement conçu pour l'occasion, avec double entrée pour éviter que visiteurs et résidents ne se croisent.
Les distances de sécurité sont assurées et une protection en plexiglas a été installée par les services de la ville.
Les gestes barrières sont de mise : lavage des mains au gel hydro-alcoolique, port de masque et pas de contact physique.
Malgré toutes ces contraintes, les visites se passent bien et l'émotion est palpable.

Le personnel de l'Ehpad a reçu le renfort  de Julian et Thomas, agents municipaux volontaires pour l'aider dans l’organisation logistique et pratique. 


Autour d’Anne-Sophie Gabry, directrice et des personnels, le quotidien des pensionnaires a dû être réorganisé et adapté, parfois au jour le jour mais toujours avec bienveillance et professionnalisme. Il a fallu équiper tous les agents de masques et renforcer les gestes-barrières (lavage des mains avec des solutions hydro-alcooliques, intensification de la désinfection des locaux, vigilance particulière face à tout risque potentiel…).

Plus de repas pris en commun, ils sont, depuis le début de la pandémie, servis en chambre. Plus de visites de la famille, des amis. Plus d’animations en groupe, ni d’ateliers. Plus non plus de pédicure, de coiffeur, d’orthophoniste… «Seuls le personnel de l’Ehpad et quelques médecins sont autorisés à entrer, explique Anne-Sophie Gabry. Des dispositions draconiennes, mais indispensables : nos publics sont fragiles, il est vital de les préserver. »

Ces modifications ont généré un surcroît de travail pour des équipes déjà en butte à un stress bien plus important qu’à l’accoutumée... Fort heureusement, aucun cas de Covid 19 ne s’est déclaré jusqu’à présent, preuve de l’efficacité des mesures prises.

L’Ephad a bénéficié du renfort d’étudiants, de personnels municipaux et de soignants volontaires : «Chacun apporte son savoir-faire, car parfois des salariés doivent arrêter de travailler lorsque il y a suspicion de Coronavirus pour eux ou  parmi leurs proches. Ces aides bienvenues nous permettent aussi d’anticiper, si le confinement devait durer… Mais il faut trouver un juste équilibre entre renforcer les équipes et ne pas multiplier les risques ! ».

Pour les résidents, le temps semble long. Inquiets pour leurs proches, ils regrettent les visites... Alors, pour occuper ce temps un peu creux, des activités de loisirs en chambre ont été mises en place avec l’aide des professionnels de la Ménie et des animateurs de la Ville.  Avec la psychologue de l’établissement, les résidents prennent part au projet «Dessine-moi un Ehpad», qui vise à créer du lien social en incitant les enfants confinés à la maison à écrire des poèmes ou à dessiner pour les personnes âgées privées de visites. Un partenariat se met en place avec le service des Aînés pour des échanges de messages et de dessins.

Afin de ne pas perdre le contact avec les familles, des échanges via Skype ont aussi été instaurés, pour rassurer grâce aux webcams des ordinateurs.

Et, lorsqu’il fait beau, comme aujourd’hui, les résidents profitent quand même  du jardin par petits groupes, en veillant aux  distances de sécurité. «Là encore, c’est une question d’équilibre entre la protection face aux risques, celui du virus et celui de laisser un résident glisser dans la morosité. » 

 La douceur du printemps. Un air de musique et le chant des oiseaux libérés en fond sonore. Et, en dépit d’un contexte loin d’être riant, une vraie place au soleil pour chacun…