Celle-ci existait déjà au 12ème siècle comme l’atteste un acte administratif du 3 mars 1144 où le pape Célestin II reconnait la possession des biens de Flers. L’édifice de l’époque était de forme rectangulaire avec un chevet plat et était entouré d’un cimetière.
L’église que nous connaissons aujourd’hui est issue d’une reconstruction du 16ème siècle. L’architecture de l’édifice a été modifiée au fil des siècles lors de divers travaux. L’église du 16ème siècle comportait des bas-côtés accolés perpendiculairement à la nef et présentait ainsi une enfilade de 3 pignons. Au 17ème et 18ème siècles, à cause d’une mauvaise évacuation des eaux pluviales, les toitures des bas-côtés sont modifiées. A la place des petits vaisseaux, on créé une toiture en appentis de part et d’autre de la nef. Au 19ème siècle, l’architecte départemental Charles Marteau va entreprendre de grands travaux de restauration de l’église. Dès 1842, à l’intérieur de l’édifice, on abat l’arcade entre le chœur et la nef, mais la différence de hauteur entre les deux espaces n’est pas cohérente ni esthétique. Pour gommer cet effet, l’architecte décide de rehausser les murs de 3 mètres et de créer une unique toiture à deux pans. Pour ce faire, les charpentes des bas-côtés et de la nef sont complètement démontées et recréées. L’édifice connut bien d’autres interventions au fil des siècles dont certaines auront des conséquences sur sa conservation.
Travaux de rénovation
Fragilisée par l’humidité, des infiltrations et de nombreuses altérations de ses maçonneries et toitures, le bâtiment nécessitait une restauration profonde et urgente. Mené de 2021 à 2025 sous la maîtrise d’œuvre de l’architecte en chef des Monuments historiques Vincent Brunelle, le chantier s’est déroulé en trois phases : clocher, nef et transept, puis chœur et sacristie.
Les interventions ont visé à restituer l’étanchéité des toitures, consolider les charpentes, restaurer pierres, briques et vitraux, et redonner lisibilité à l’ensemble. Les maçonneries ont été purgées de leurs ragréages en ciment, les pierres de Lezennes remplacées ou greffées, les façades nettoyées et harmonisées. Le cadran solaire, trop dégradé, a été intégralement recréé. Ne reste plus qu’à espérer des rayons pour y lire l’heure… Charpentes et couvertures ont été reprises, tout comme les menuiseries, dont le portail classé, désormais doté d’une copie de son meneau tandis que l’original est exposé à l’intérieur.
L’étude des peintures d’origines a guidé la restitution des polychromies du XIXᵉ siècle et la rénovation complète des peintures. Un nouvel éclairage, qui s’adapte à l’usage et met en valeur les œuvres d’art sacré, a été adopté, en lien notamment avec la paroisse.
Coût total de ces travaux pour la Ville : 3,2 M€, soutenus par la MEL (1,06 M€), la DRAC (8 389€), le Département du Nord (4 194 €) et la Sauvegarde de l’art français (10 000 €).