Une reconnaissance de la stratégie villeneuvoise
Décerné par l’association interprofessionnelle A PRO BIO, le label « Territoire Bio Engagé » distingue les collectivités qui agissent concrètement en faveur de l’agriculture biologique et de son développement dans la restauration collective.
Villeneuve d’Ascq répond aux deux critères du label avec 16,44 % de sa surface agricole en bio et 27,12 % de produits bio dans la restauration collective municipale.
La part des surfaces agricoles consacrées au bio est particulièrement importante au regard des moyennes observées à d’autres échelles : elle représente environ 10 % en France, 2,5 % dans les Hauts-de-France, 3,8 % dans le Nord et 1,7 % sur le territoire de la Métropole Européenne de Lille.
Cette labellisation vient reconnaître l’un des volets d’une démarche plus large portée depuis plusieurs années par la Ville : celle de la « ville nature et nourricière ».
Protéger durablement les terres agricoles
Au cœur de la Métropole Européenne de Lille, Villeneuve d’Ascq dispose d’un patrimoine naturel et agricole particulièrement important. La commune compte 426 hectares de surface agricole utile, dont environ 70 hectares cultivés en bio.
La préservation de ce foncier constitue l’un des piliers de la stratégie de « ville nature et nourricière ».
Des baux ruraux à clauses environnementales (BRE) ont ainsi été mis en place sur l’ensemble des parcelles agricoles appartenant à la commune. Ils permettent d’intégrer des engagements environnementaux dans la gestion des terres et d’accompagner le développement de pratiques agricoles plus durables.
La priorité est notamment donnée à l’agriculture biologique, aux circuits courts, à la préservation des sols et de la biodiversité ainsi qu’à la valorisation des variétés régionales.
De la terre à l’assiette : produire ici pour mieux manger ici
La « ville nature et nourricière » vise également à rapprocher production et consommation.
L’objectif est de favoriser une agriculture locale dont les productions bénéficient au territoire et à ses habitants, notamment à travers la restauration collective dans les écoles, les accueils de loisirs et les services municipaux.
Cette démarche contribue à développer une alimentation saine, fraîche et locale, tout en réduisant les transports et leur impact environnemental.
Plusieurs points de vente directe et circuits courts participent déjà à cette dynamique : les Serres des Prés, le Jardin de Cocagne, la Ferme du Recueil, la Ferme de la Planche, ainsi que les AMAP Hauts-Jardins et Champ des Alouettes.
Des initiatives innovantes se développent également, à l’image de Récoltes & Nous, groupement de professionnels qui travaille à une meilleure articulation entre espaces urbains et agricoles.
La Ville poursuit dans ce cadre un objectif ambitieux : atteindre 100 % de produits durables et locaux d’ici 2030 dans les assiettes des écoles et des services municipaux.
Des dispositifs pour rendre le bio et une alimentation de qualité accessibles
La stratégie de ville nourricière se traduit aussi par des dispositifs permettant de rendre une alimentation de qualité accessible au plus grand nombre.
C’est notamment le cas de l’ordonnance verte, qui permet d’accompagner des femmes enceintes bénéficiaires à travers la distribution de paniers de légumes bio et des actions autour de l’alimentation.
La Ville agit également auprès de ses agents, notamment à travers la distribution de paniers de légumes bio.
Ces dispositifs donnent une traduction concrète à l’ambition portée par le territoire : soutenir une agriculture biologique et locale tout en permettant à ses productions de bénéficier directement aux habitants.
Permettre aux habitants de devenir acteurs de la ville nourricière
La « ville nature et nourricière » se construit aussi avec les habitants, au cœur des quartiers. À travers ses services et son soutien aux initiatives associatives et citoyennes, la Ville accompagne celles et ceux qui souhaitent jardiner, cultiver et participer à cette dynamique.
Jardins partagés et familiaux, potagers dans les écoles ou les collectifs d’habitation, plantations comestibles et espaces de cueillette permettant de glaner fruits et petits légumes contribuent ainsi à faire entrer la production alimentaire dans la ville.
Chaque année, plus de 300 ateliers cuisine sont également organisés pour sensibiliser à l’alimentation et transmettre des savoir-faire.
Les Jardins familiaux de Villeneuve d’Ascq comptent par ailleurs près de 400 parcelles représentant plus de 3 hectares, permettant aux habitants de cultiver eux-mêmes fruits et légumes.
L’APC participe également à cette dynamique à travers sa grainothèque, ses ateliers pédagogiques et ses rencontres.
Toutes ces initiatives poursuivent un même objectif : reconnecter les habitants à leur alimentation, à la terre et à la manière dont les aliments sont produits.
Agriculture, alimentation et biodiversité : une même stratégie
Préserver les terres agricoles et les sols, développer le bio, favoriser les circuits courts, rapprocher production et consommation et permettre aux habitants de cultiver leur ville participent d’une ambition plus globale de protection de la nature et des écosystèmes.
La politique agricole et alimentaire de Villeneuve d’Ascq est ainsi étroitement liée aux actions conduites par la Ville en faveur de la biodiversité.
En 2023, Villeneuve d’Ascq avait été désignée « Meilleure commune pour la biodiversité », dans la catégorie des communes de moins de 100 000 habitants, à l’occasion du concours Capitale française de la biodiversité.
Avec le label « Territoire Bio Engagé », c’est aujourd’hui le volet agricole et alimentaire de cette stratégie globale qui est reconnu : celle d’une ville qui protège ses terres et ses écosystèmes tout en cherchant à mieux produire et mieux nourrir.
Les chiffres clés
Fiche presse